Ugo et la conquête du Nouveau Monde

Ugo et la conquête du Nouveau Monde

Ugo Denis, chercheur en sciences de gestion et proche de Capital Innovation refait surface !
Je vous propose ici un extrait d’article qui m’a bien plût !

L’intégralité est ici Art_AN_Mont_Blanc_03072014-1

LA CONQUÊTE DU NOUVEAU MONDE
Le jeune marin génois Christophe Colomb commence par naviguer avec la puissante marine de Gênes en Méditerranée, en Afrique et s’éloigne pour atteindre les terres lointaines d’Angleterre et d’Islande. Là-bas, les histoires légendaires Vikings relatent l’existence d’un autre Monde encore plus lointain. En l’an 1000, par six fois les vikings auraient atteint une terre légendaire nommée Vinland.
Colomb lit les écrits de Ptolémée, précurseur de la géographie qui vécut en Egypte vers l’an 100, s’attache les compétences de son frère géographe pour décortiquer les distances, les directions, les marées qui permettraient de rejoindre l’Asie par l’Atlantique. Les géographes de l’époque hésitent entre une distance de 16 000 km ou de 2 000 km, leurs compétences sont limitées.
Il expose son projet de découverte d’une nouvelle voix vers l’Asie aux Rois du Portugal, de France et d’Angleterre qui refusent l’un après l’autre. Le Roi et la Reine d’Espagne refusent
d’abord à cause des prétentions démesurées de Colomb (il exigeait d’être gouverneur, amiral, noble et une très forte somme d’or). L’évêque Deza intervient en faveur du projet afin d’évangéliser les peuples rencontrés, la cour royale espagnole se ravise… La volonté religieuse s’ajoute à la volonté de développement commerciale et économique de l’Espagne.
Colomb et ses partenaires montent un équipage de 90 hommes, et embarquent le 3 août 1492 sur trois voiliers. Ce premier périple durera 7 mois, connu des échouages et des naufrages … il avait découvert l’Amérique.

Colomb

 

 

 

 

 

 

 

Œuf de Colomb de Nils Elias Kristofer von Dardel. (DR)

L’ŒUF DE COLOMB.
L’œuf  de Christophe Colomb illustre bien la différence entre simplicité stérile et la complexité pour découvrir.
Alors qu’il revenait de la découverte du Nouveau Monde, Christophe Colomb se heurte à ses rivaux. Pas la peine de faire toute une histoire de cette découverte, « il suffisait d’y penser! » lui rétorquent-ils. Un peu piqué au vif, Colomb lance un défi à ses détracteurs : « Faites-moi tenir debout un œuf dur dans sa coquille ». Tous essayent et abandonnent en prétextant l’impossibilité
du défi. Colomb écrase l’extrémité d’un œuf pour qu’il tienne debout sur la table. Il s’écrie : « Il suffisait d’y penser ! ».
Colomb avait baigné dans la complexité d’un projet coûteux autant financièrement
qu’humainement, il avait découvert ce nouveau monde en créant
des conditions propices, en défiant les experts géographes de l’époque.
Pourtant, plutôt que de saluer son entreprise, ses détracteurs banalisaient la découverte
en lui ôtant sa complexité: « Il suffisait d’y penser ».
Selon les détracteurs, Colomb a réussi parce qu’il a simplement eu l’idée. Selon Colomb, la découverte a été rendue possible parce qu’il a su gérer ce projet collectif sans pourtant savoir vers quoi il l’emmenait. Parce qu’il était sorti de la pensée dominante, il ne pensait plus comme eux, il pouvait trouver une solution en dehors du cadre pour faire tenir debout son œuf.

TROIS IDÉES
Trois idées suivent alors cette illustration :
1. Il existe une pensée dominante, un cadre de réflexion habituel dans lequel certains problèmes
n’ont pas de solution (faire tenir l’œuf debout).
2. Pour sortir de la pensée dominante encore faut-il profiter de conditions favorables à la création
de nouvelles perspectives… (l’évêque Deza, la cour royale, l’équipe de marins, …).
3. C’est grâce à l’existence d’un décalage entre une pensée dominante et une pensée déviante que les découvertes ont de la valeur (l’œuf écrasé n’a de valeur que face à l’incapacité des détracteurs à trouver une solution).


Mathias d'Estais

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