Toujours plus fort, toujours plus vite

Toujours plus fort, toujours plus vite

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Antelope, un projet financé sur la plateforme Indiegogo, porté par la société Wear Life Science (http://www.antelope.club/en).

L’idée : réaliser une électro myo stimulation (EMS) via vêtement intégrant des électrodes, porté par l’utilisateur lors d’une phase d’entrainement, d’une pratique sportive ou activité physique.

L’objectif évoqué : augmenter la performance musculaire (explosivité, force et endurance) en accentuant la sollicitation du muscle via un courant électrique.

Le soucis : Un muscle est composé de plusieurs « fibres musculaires », celles-ci sont sollicitées en quantité et intensité variables en fonction du type d’exercice. Si je soulève un haltère « lourd » via mon biceps, celui-ci recrutera plus de fibres musculaires que si l’altère est « plus léger ».

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Pour s’améliorer en explosivité et force, il faut donc recruter au maximum les fibres musculaires, via un exercice de charge lourde ou un exercice explosif, ce qui se traduit par une activité électrique spécifique du muscle.

L’électro stimulation dans le cadre d’Antelope est, je pense,  de trop faible puissance pour « reproduire »  un signal électrique et une sollicitation de type Force ou Explositivté . Ce qui est généralement le cas sur les technos EMS grand public présentes sur le marché.

L’explication : les appareils permettant une EMS efficace imposent des charges électriques intenses qui obligent l’utilisateur à se bloquer le segment sollicité pendant la contraction, car trop intense et douloureuse. On imagine bien ici que dans le cadre d’un usage actif, une telle sollicitation rendrait impossible la réalisation d’une action simple, type course à pied.

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Ces produits « grand public » sont souvent présentés comme pertinents pour des actions de type :

– récupération : le muscle est sollicité au repos, après un entrainement, le système sanguin est alors activé entraînant ainsi l’élimination des acides lactiques.

-Rééducation : le muscle est sollicité sans mobiliser l’articulation, limitant l’impact sur le système osteo-tendineux ayant souffert suite à un traumatisme.

– L’endurance musculaire : l’entrainement en endurance fatigue le muscle sur une longue période, et sur une faible intensité, … l’accentuation artificielle de la fatigue musculaire pourrait imposer au corps une « sursollication aérobique » (mécanisme d’apport énergétique via l’oxygène mobilisé par le système cardio-vasculaire)

 

L’analyse reste succincte et le sujet complexe (type et intensité de fréquence utilisée, inconvénient d’une contraction non volontaire , etc …) à vos commentaires !

 


Maxime Vaupres

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