Kabaddi, un sport qui manque d’air

Une pratique sportive répandue en Asie et notamment en Inde … le Kabaddi

Sport qui consiste en un affrontement de 2 équipes. Chacune des équipes envoi de façon successive un de leur joueur ou attaquant appelé « raider » dans le camp adverse.

Une fois la ligne adverse franchie, interdit de respirer ! Le raider doit alors faire tomber un des adversaires et/ou casser les chaines formées en défense ! il peut retourner à tout moment dans son camp et évitant de se faire plaquer au sol …

Une façon d’imaginer l’affrontement (en apnée) tout à fait originale, mais soulevant il me semble quelques questions.

On retrouve dans la littérature scientifique de nombreuses études sur l’exercice en hypoxie ou privation d’O2 , présentant dans certaines conditions (type, intensité et durée d’exercice,…) des impacts bénéfiques sur la performance physique (effet « hyperglobulie » observé sur des populations vivant en altitude, ou encore amélioration de « l’effet tampon », optimisant ainsi la gestion des déchets produit par les muscles sur des exercices intermittents)

Il faut cependant  dissocier les effets et adaptations physiologiques liés à des efforts « long terme », et des bénéfices liés à des exercices à intensité courte, pour comprendre les impacts d’une pratique telle que le Kabaddi. Le sujet est vaste et complexe…

…Essayons tout de même de faire un parallèle entre un effort court et intense comme pratiqué dans le cas du Kabaddi (en situation d’hypoxie), et certaines problématiques de santé observées chez des sujets en situation de travail de nuit, réalisant des tâches de port de charge.

En effet on observe que ces exercices courts et intenses s’accompagnent souvent d’un blocage de la respiration chez le salarié, et ce de façon répétée. Une des conséquences est à terme l’apparition des maladies chroniques et risques associés au niveau cardiaque et cérébral….
…. le sujet est ouvert !

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Maxime Vaupres

Comments

  1. Damien Delacroix Says: juin 25, 2014 at 4:05

    Et ça me fait penser à un échange avec Mathias sur une méthode de réflexion par manque d’oxygène :
    http://www.inoutfield.com/2010/02/17/creativity-close-to-death/
    Cet inventeur se met volontairement dans des périodes de suppression d’abord d’Oxygène et trouve l’Idée 0,5 secondes avant de mourir selon l’article.

    Pour le travail, ce qui doit se créer est la création d’une dette d’Oxygène et de CO2 mettant du temps à être remboursée par l’organisme et donc un trop plein de CO2 ce qui entraine des problèmes.

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