Les accélérateurs « involved investor model » et autres fonctionnements limitant l’objectivité

Les accélérateurs « involved investor model » et autres fonctionnements limitant l’objectivité

Très bel article dans Les Echos sur les accélérateurs et leur efficacité selon les modèles mis en place, écrit par Gilles Bouchard – VP Harvard Angels France

Ne vous arrêtez pas à la confusion du 1er§, elle est presque inévitable et peut être voulue !

Au cœur de cet article, je vous propose l’analyse des problématiques et autres conflits d’intérêt du modèle d’accélérateur le plus pratiqué, dit « Involved Investor model », qui consiste à impliquer les investisseurs dans le coaching/mentoring des start-ups :

1. La tentation d’assembler un portefeuille de startups trop grand, compte tenu de l’attrait des management fees qui y sont liés,

2. Le risque d’accumuler des startups mort-nées (pour la même raison)

3. L’engagement opérationnel quotidien des mentors entrepreneurs auprès des startups qui peut rapidement décliner au profit d’une activité de gestion de portefeuille d’investissement de plus en prenante

4. Les risques de mauvais arbitrage d’investissement qui peuvent privilégier le court terme par rapport au moyen/long terme dans lequel le décollage de startups doit le plus souvent s’inscrire. Les prises de participation personnelles des mentors ne peuvent qu’accentuer ces risques. À ce titre, les autorités de régulation de certains pays recommandent d’interdire les investissements personnels réalisés directement par les mentors dans les startups dont ils assurent l’accélération.

Mais ces 4 risques clairement identifiés ici pour les accélérateurs « involved investor model », ne sont ils pas quasiment transposables aux incubateurs publics…? Les institutionnels sont impliqués non dans la valorisation long terme de l’entreprise mais dans les différents indices souvent artificiels qui permettront de justifier leur existence… cet angle de vue crée plus ou moins les mêmes aberrations… ou pire ! !

Accéder à l’article complet
> sur le site des Echos
> sur le site VP Harvard Angels France


Mathias d'Estais

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